---
title: "AI Act et chatbots : ce qu'impose l'article 50 au 2 août 2026"
description: "Dès le 2 août 2026, l'article 50 de l'AI Act impose d'informer l'utilisateur qu'il parle à une IA. Ce que dit le texte et les amendes de l'article 99."
lang: fr
canonical: https://upgradepro.eu/fr/blog/ai-act-chatbot-transparency
published: 2026-07-18
tags: ["automatisation"]
---

# AI Act et chatbots : ce qu'impose l'article 50 au 2 août 2026

> Dès le 2 août 2026, l'article 50 de l'AI Act impose d'informer l'utilisateur qu'il parle à une IA. Ce que dit le texte et les amendes de l'article 99.

Oui. À partir du 2 août 2026, l'article 50(1) de l'AI Act — le règlement (UE) 2024/1689 — impose que tout système d'IA conçu pour interagir directement avec des personnes physiques soit développé de manière à ce que celles-ci soient informées qu'elles s'adressent à une IA, sauf si cela est évident. L'obligation vise le fournisseur qui construit le système, mais l'entreprise qui déploie un chatbot sur son propre site doit s'assurer que la mention apparaît. Les sanctions, elles, figurent à l'article 99, pas à l'article 50.

## Qu'est-ce qui change exactement le 2 août 2026 ?

L'AI Act — formellement le règlement (UE) 2024/1689 — a été publié au Journal officiel de l'Union européenne le 12 juillet 2024 et est entré en vigueur le 1er août 2024. Ses obligations s'activent par vagues. La date générale d'application, fixée par l'[article 113](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-113) (texte de la Commission européenne, 12 juillet 2024), est le 2 août 2026, avec seulement trois blocs étroits assortis de dates différentes : les chapitres I et II dès le 2 février 2025 ; une partie du dispositif « haut risque » et de la gouvernance dès le 2 août 2025 ; et la règle de classification à haut risque de l'article 6(1) à compter du 2 août 2027.

La règle applicable aux chatbots se trouve à l'article 50, au sein du chapitre IV consacré aux obligations de transparence. Le chapitre IV ne figure dans aucune de ces exceptions : il s'applique donc à la date générale, le 2 août 2026. En gros, cela fait deux ans après l'entrée en vigueur — mais la date qui engage est celle que le texte nomme précisément, le 2 août 2026, et non un vague « 24 mois plus tard ».

## Qu'impose réellement l'article 50(1), et quand la mention devient-elle superflue ?

L'obligation centrale, c'est l'information dès le premier contact. Le fournisseur doit concevoir le système de façon que la personne sache qu'une IA se trouve en face, comme le formule l'[article 50(1)](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-50) (texte de la Commission européenne, 12 juillet 2024) :

> "Providers shall ensure that AI systems intended to interact directly with natural persons are designed and developed in such a way that the natural persons concerned are informed that they are interacting with an AI system, unless this is obvious from the point of view of a natural person who is reasonably well-informed, observant and circumspect, taking into account the circumstances and the context of use."
> — Règlement (UE) 2024/1689, article 50(1) (version anglaise du texte officiel)

Deux points méritent l'attention. D'abord, le déclencheur est large : tout système « destiné à interagir directement avec des personnes physiques », ce qui décrit exactement un chatbot de site web. Ensuite, l'exception — « sauf si cela est évident » — est plus étroite qu'il n'y paraît. Elle s'apprécie du point de vue d'une personne normalement informée, raisonnablement attentive et avisée, et le [considérant 132](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/recital-132) (Commission européenne) ajoute que si le système est aussi destiné à interagir avec des personnes vulnérables du fait de leur âge ou d'un handicap, il faut en tenir compte. En cas de doute : informez.

## Comment et quand la mention doit-elle apparaître ?

De manière claire, reconnaissable, et d'emblée. L'[article 50(5)](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-50) exige que l'information soit fournie « de manière claire et reconnaissable au plus tard au moment de la première interaction ou exposition », et qu'elle soit « conforme aux exigences d'accessibilité applicables ».

Pour un chatbot, cela signifie une ligne visible au début de la conversation — pas une clause enfouie dans une politique de confidentialité, ni une mention qui n'apparaît qu'après trois messages saisis par l'utilisateur. « Au plus tard au moment de la première interaction » est l'échéance, et l'exigence d'accessibilité implique que la mention fonctionne aussi pour les lecteurs d'écran et les technologies d'assistance.

## L'article 50 se limite-t-il aux chatbots ?

Non : la mention pour les chatbots n'est que le paragraphe 1 sur quatre. L'article 50 couvre quatre situations distinctes, et une entreprise peut relever de plusieurs d'entre elles :

| Article | Situation | Qui l'obligation désigne |
|---|---|---|
| 50(1) | Systèmes qui interagissent directement avec des personnes (p. ex. un chatbot de site web) | Fournisseur |
| 50(2) | Marquage des contenus de synthèse générés par IA — audio, image, vidéo, texte — dans un format lisible par machine | Fournisseur, y compris IA à usage général |
| 50(3) | Systèmes de reconnaissance des émotions et de catégorisation biométrique | Déployeur |
| 50(4) | Hypertrucages et textes générés par IA sur des questions d'intérêt public | Déployeur |

Le paragraphe 2 est celui à surveiller si vous publiez des médias générés par IA : selon l'[article 50(2)](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-50), les fournisseurs de systèmes qui génèrent de l'audio, des images, de la vidéo ou du texte de synthèse doivent garantir que la sortie est « marquée dans un format lisible par machine et détectable comme ayant été générée ou manipulée artificiellement ». Les paragraphes 3 et 4, eux, font peser l'obligation sur le déployeur — l'entreprise qui utilise effectivement le système — pour la reconnaissance des émotions, la catégorisation biométrique et les hypertrucages.

## Qui est en première ligne : le fournisseur ou l'entreprise qui déploie un chatbot tiers ?

C'est là que la plupart des PME se perdent. L'article 50(1) désigne le fournisseur — la partie qui construit et développe le système. Une petite entreprise qui installe un chatbot tiers sur son site est généralement un déployeur, pas un fournisseur, et le paragraphe 1 ne lui impose pas littéralement l'obligation d'information, contrairement aux paragraphes 3 et 4.

Ce n'est pas pour autant une échappatoire. En pratique, l'utilisateur ne voit la mention que si le déploiement l'affiche. La lecture raisonnable est donc la suivante : choisir un fournisseur dont le produit informe déjà, exiger cette information dans le contrat, et vérifier que la mention s'affiche réellement sur vos pages. Si vous avez branché un chatbot sur votre tunnel de prospection — le type d'automatisation décrit dans [l'automatisation WhatsApp pour les PME](/fr/blog/whatsapp-automation-smb) —, c'est vous qui devez voir apparaître la ligne « vous parlez à une IA ». Traitez-la comme votre responsabilité, même là où la lettre du paragraphe 1 pointe vers le prestataire. (Il s'agit d'une interprétation pratique, pas d'une citation du texte.)

## Quelle est l'amende, et pourquoi figure-t-elle à l'article 99 plutôt qu'à l'article 50 ?

L'article 50 pose l'obligation ; il ne dit rien de l'argent. Les sanctions vivent à l'[article 99](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-99). Le manquement aux obligations de transparence de l'article 50 relève de l'article 99(4), qui cite l'article 50 nommément au point g) :

> "Non-compliance with any of the following provisions ... shall be subject to administrative fines of up to EUR 15 000 000 or, if the offender is an undertaking, up to 3 % of its total worldwide annual turnover for the preceding financial year, whichever is higher: ... (g) transparency obligations for providers and deployers pursuant to Article 50."
> — Règlement (UE) 2024/1689, article 99(4) (version anglaise du texte officiel)

Attention à une erreur très répandue : le chiffre choc « 35 millions d'euros ou 7 % » ne s'applique pas ici. Ce palier supérieur, c'est l'article 99(3), et il est réservé à la violation des pratiques interdites de l'article 5 — pas à la transparence. Deux paliers, deux montants très différents :

| Manquement | Article | Amende maximale |
|---|---|---|
| Pratiques d'IA interdites (article 5) | 99(3) | 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu |
| Obligations de transparence (article 50) | 99(4) | 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu |

Une nuance supplémentaire existe pour les petites structures. En vertu de l'[article 99(6)](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-99), pour les PME, y compris les jeunes pousses, chaque amende est plafonnée au plus faible des deux montants — pourcentage ou somme fixe en euros — et non au plus élevé. Le « le montant le plus élevé étant retenu » par défaut s'inverse donc en « le plus faible » pour une petite entreprise.

## Le Digital Omnibus repousse-t-il cette échéance ?

Pas pour la mention applicable aux chatbots. Le paquet de simplification « Digital Omnibus » de l'UE porte principalement sur le report des obligations relatives à l'IA à haut risque, et la mention d'interaction de l'article 50(1) n'en fait pas partie. Surtout, aucun acte modificatif changeant ces dates n'avait été publié au Journal officiel au moment de la rédaction — et tant qu'un acte n'y est pas publié, ses dates ne sont pas en vigueur. L'hypothèse de travail reste donc valable : la mention pour les chatbots s'applique dès le 2 août 2026. Avant de vous fier à un report annoncé, vérifiez le texte consolidé du [règlement (UE) 2024/1689 sur EUR-Lex](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj/eng) pour y chercher un acte modificatif : s'il n'y est pas, ce n'est pas encore du droit.

## Que doit mettre en place une PME avant le 2 août 2026 ?

Une check-list courte et peu coûteuse, qui exige surtout de l'attention :

1. **Ajoutez une mention dès le premier contact.** Si vous exploitez un chatbot, assurez-vous qu'il s'ouvre sur une ligne claire indiquant que l'utilisateur parle à une IA — visible, pas dissimulée dans la politique de confidentialité, et affichée dès la première interaction (article 50(5)).
2. **Vérifiez l'accessibilité.** Confirmez que la mention est restituée aux lecteurs d'écran et respecte vos exigences habituelles d'accessibilité.
3. **Cadrez le prestataire.** Si le bot est un produit tiers, exigez au contrat qu'il révèle sa nature d'IA, et testez que la mention s'affiche réellement sur vos pages.
4. **Étiquetez les contenus générés par IA.** Si vous publiez des images, de l'audio, de la vidéo ou du texte produits par IA, anticipez le marquage lisible par machine de l'article 50(2).
5. **Documentez la source.** Notez sur quel article repose chaque décision (50(1), 50(5), 99(4)) afin qu'un audit ultérieur — ou une réclamation client — puisse être traité à partir du texte, et non de mémoire.

Les mêmes outils d'IA qui aident vos clients à vous trouver dans la [recherche IA locale](/fr/blog/local-visibility-ai) s'accompagnent désormais d'une obligation d'information dès lors que vous en installez un sur votre propre site — et le correctif est modeste si vous le traitez avant l'échéance. Brancher un chatbot conforme sur votre tunnel de prospection, mention comprise, correspond exactement au type de chantier que nous menons dans notre [service d'automatisation des processus](/fr/services/automation) : l'information part avec le flux, pas après coup.

**Cet article fournit une information générale et ne constitue pas un conseil juridique.** Il ne remplace ni la lecture du texte officiel sur EUR-Lex, ni la consultation d'un avocat qualifié. Pour tout cas particulier, vérifiez la version consolidée du règlement (UE) 2024/1689 et tout acte modificatif publié au Journal officiel de l'Union européenne.

## Questions fréquentes

### Dois-je indiquer à mes utilisateurs que mon chatbot est une IA ?

Oui. L'article 50(1) du règlement (UE) 2024/1689 (l'AI Act) impose que les systèmes d'IA conçus pour interagir directement avec des personnes physiques soient développés de manière à ce que ces personnes sachent qu'elles s'adressent à une IA. La seule exception vise les cas où cela est évident pour une personne normalement informée, raisonnablement attentive et avisée, compte tenu du contexte et des circonstances d'utilisation. L'obligation littérale pèse sur le fournisseur qui construit le système ; en pratique, l'entreprise qui déploie un chatbot sur son site doit vérifier que la mention est bien affichée à l'utilisateur.

### À partir de quand cette obligation s'applique-t-elle ?

À partir du 2 août 2026. L'article 113 fixe cette date comme date générale d'application du règlement, et l'article 50 (chapitre IV) ne figure pas parmi les exceptions assorties de dates différentes. Le règlement a été publié au Journal officiel de l'Union européenne le 12 juillet 2024 et est entré en vigueur le 1er août 2024 : la mention pour les chatbots s'applique donc 24 mois plus tard.

### Comment et quand la mention doit-elle être affichée ?

L'article 50(5) exige que l'information soit fournie de manière claire et reconnaissable, au plus tard au moment de la première interaction, et dans le respect des exigences d'accessibilité applicables. Pour un chatbot, cela signifie une mention visible dès le début de la conversation, et non une ligne cachée dans la politique de confidentialité ou affichée seulement après plusieurs messages.

### Et si le caractère automatisé de mon chatbot est évident ?

L'article 50(1) écarte l'obligation lorsque l'interaction avec une IA est évidente pour une personne normalement informée, raisonnablement attentive et avisée. L'exception est étroite : en cas de doute, mieux vaut informer. Le considérant 132 demande également de tenir compte des personnes vulnérables en raison de leur âge ou d'un handicap lorsque le système est destiné à interagir avec elles.

### Quelle amende est-ce que je risque si je n'informe pas ?

La sanction figure à l'article 99, pas à l'article 50. Le manquement aux obligations de transparence de l'article 50 relève de l'article 99(4) : jusqu'à 15 millions d'euros ou, si l'auteur de l'infraction est une entreprise, jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires annuel mondial total de l'exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu. Le palier supérieur de 35 millions d'euros ou 7 % prévu à l'article 99(3) est réservé aux pratiques interdites de l'article 5, pas à la transparence. Pour les PME et les jeunes pousses, l'article 99(6) plafonne l'amende au plus faible des deux montants.

### Le Digital Omnibus reporte-t-il la mention pour les chatbots ?

Pas pour la mention d'interaction de l'article 50(1), que le paquet de simplification rapporté ne vise pas. Tant qu'aucun acte modificatif n'a été publié au Journal officiel, les dates du règlement restent applicables et la mention pour les chatbots s'applique dès le 2 août 2026. Vérifiez toujours le texte consolidé sur EUR-Lex avant de présumer un changement.

## Sources

Chaque affirmation de cet article renvoie à la source dont elle provient, avec sa date de publication.

- [Regulation (EU) 2024/1689 (EU AI Act) — EUR-Lex, Official Journal 12 July 2024](https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2024/1689/oj/eng) — 2024-07-12
- [EU AI Act, Article 50 (transparency obligations) — AI Act Service Desk, European Commission](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-50) — 2024-07-12
- [EU AI Act, Article 99 (penalties) — AI Act Service Desk, European Commission](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-99) — 2024-07-12
- [EU AI Act, Article 113 (entry into application) — AI Act Service Desk, European Commission](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/article-113) — 2024-07-12
- [EU AI Act, Recital 132 — AI Act Service Desk, European Commission](https://ai-act-service-desk.ec.europa.eu/en/ai-act/recital-132) — 2024-07-12
